Stanley Kubrick, ou le Cinéma incarné

Publié le par Tendance Guest

Stanley Kubrick (1)Aujourd’hui, je profite de l’exposition en cours pour vous parler de mon héros, mon Dieu absolu : le grand Stanley Kubrick ; auteur, notamment, de chefs d’œuvres tels que Lolita, 2001 : A Space Odyssey, A Clockwork Orange (mon film préféré de tous les temps, du monde entier) ou encore The Shining. En fait, tous ses films sont des chefs d’œuvres, en tout cas tous ceux que j’ai vus : de Lolita, en 1962, à Eyes Wide Shut, en 1999, mais aussi The Killing, datant de 1956.

Je connais très mal sa biographie : je ne suis pas du genre à aller sur internet pour TOUT savoir d’un artiste, ou d’une célébrité, mais je profite de cet article pour lire la page Wikipédia qui lui est consacrée. Bien sûr, je savais qu’il s’était tout d’abord consacré à la photographie, on le sent d’ailleurs bien dans ses films dont la lumière et la composition sont proches de la perfection, si ce n’est parfaites. Je savais également que ses films avaient très souvent fait scandale : Orange Mécanique, bien sûr, qui est d’une violence – mais aussi d’un esthétisme – rare (pour l’anecdote : un ami à moi m’a raconté que sa mère était allée le voir au cinéma à sa sortie et qu’elle avait dû aller aux toilettes pour vomir pendant la scène du viol), mais aussi Dr. Strangelove or : How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb qui est sorti en 1964, pendant la Guerre Froide et qui parle, avec un humour très noir, de la possibilité d’une guerre nucléaire ; ou encore Lolita qui décrit l’amour et le désir qu’un homme mûr ressent pour une fillette de 14 ans ; ce dernier a d’ailleurs dû être modifié et rendu plus « chaste »suite à l’indignation de puritains.

Stanley Kubrick (2)Stanley Kubrick était aussi un incorrigible perfectionniste : à 16 ans déjà, quand il travaillait pour Look, il lui arrivait de prendre plusieurs centaines de clichés pour réaliser une seule photo. Pendant le tournage de The Shining, il se disputait violemment avec Shelley Duvall – l’actrice qui joue Wendy Torrance - dans le seul but de la pousser à bout pour qu’elle soit dans un état émotionnel intense, il lui demandait parfois de répéter cinquante fois la même scène tandis qu’il laissait à Jack Nicholson une certaine latitude dans l’interprétation. Il a toujours refusé de parler de ses films ; d’une part, pour que le spectateur puisse en tirer une expérience propre, mais aussi parce qu’il ne voulait pas appauvrir ses œuvres en révélant leur sens, leur symbolique.

Il va sans dire –donc – que je vous recommande vivement de vous rendre à l’exposition qui se déroule à la Cinémathèque Française (vous savez, près de Bercy) où vous pourrez également assister à des conférences et voir tous ses films, dont une version longue de The Shining, inédite en France. J’ai déjà réservé ma place et je vous conseille d’en faire autant car il n’y en aura bientôt plus, à mon avis.

Publié dans Tendance people

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